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Le département

Bulletin numéro 1 (10 janvier 2013)

Conférences

Invitation – Midis du CIEQ

Mardi 15 janvier 2013, 12 h, local 3244, pavillon Charles-De Koninck.

« Le temps de la police, Europe, 1750-1814 », Catherine Denys, Université de Lille 3, IRHIS UMR 8529, et Vincent Milliot, Université de Caen, CRHQ UMR 6583.

Officiers accablés de travail, esclaves des sommations incessantes liées à la préservation de la sûreté publique, ou bien, officiers adeptes d’un zèle modéré, absentéistes patentés, fainéants improductifs de profession : que fait la police ? Poser la question du temps de travail, de son organisation, de ses rythmes dans le cas de la police (des polices) d’Ancien Régime et du premier dix-neuvième siècle fait directement écho aux problématiques les plus récemment développées sur ce chantier, qui renvoient à l’étude des pratiques, à la lente spécialisation des tâches policières et à l’essor de formes de professionnalisation. Si une synthèse générale reste difficile pour un univers marqué par une très grande diversité de situations entre les villes, entre les corps et les institutions dotées de pouvoirs de police, un certain nombre d’observations et d’interrogations sont néanmoins possibles, dans le cas présent à travers les situations parisiennes et bruxelloises, de part et d’autre de la Révolution française.

Conceptions doloristes du travail obligeant peut-être, on trouve un certain nombre de doléances au sujet de la surcharge de travail dont souffriraient les acteurs de la police. À l’inverse, d’autres observateurs insistent sur la médiocre assiduité et disponibilité de la police. Autre aspect de la lecture des moralistes : si la police est accablée de travail, c’est aussi parce que la grande ville devient ingérable et intrinsèquement perverse. Les deux discours contribuent sans doute à forger une image et à souligner une attente sociale : le « bon policier » se doit d’être disponible, à toute heure de la journée, et pour tous, ce qui peut supposer une évolution de la hiérarchie des tâches policières. Depuis les textes réglementaires et normatifs jusqu’aux archives de la pratique, peut-on reconstituer les formes d’organisation, les agendas et les rythmes du travail policier ? Quels enjeux se nouent autour du temps de travail de la police ?

Entrée libre. Bienvenue à toutes et à tous !

N’hésitez pas à consulter la section «  Activités  » sur le site Web du CIEQ.

Source :
Étienne Rivard, Ph.D.
Coordonnateur du CIEQ-Laval

Archéo-vendredis du Groupe de recherches en archéométrie

Vendredi 18 janvier 2013, 15 h 30 à 16 h 30, Salle 320, Pavillon Camille-Roy, 3, rue de la Vieille-Université, Vieux-Québec

« Les peintures rupestres de l’est du Bouclier canadien : recherches récentes et synthèse » Serge Lemaitre, chercheur postdoctoral, UQAM

L’art rupestre canadien fut souvent étudié de manière ethnographique jusqu’à ces dernières années. J’ai décidé de privilégier une étude qui prendrait plus en compte les sites eux-mêmes, en étudiant les types de motifs que l’on rencontre, leur disposition sur la roche, les associations récurrentes et leur syntaxe. Je me suis également investi dans l’étude du rocher lui-même : sa localisation par rapport à d’autres particularités du paysage (rapide, portage, chute), son aspect général, sa morphologie (présence de rebord protecteur, de grandes failles, de veines minérales importantes)… Les peintures rupestres montrent une profonde unité dans l’usage de l’hématite, dans la syntaxe des graphèmes, ainsi que dans l’élection du rocher. Il n’en demeure pas moins que le Bouclier canadien peut être morcelé en plusieurs régions distinctes, notamment par la mise en évidence d’une distribution régionale restreinte de plusieurs motifs ainsi que sur base de l’analyse typologique.

Bienvenue à toutes et à tous!

Information :
Vincent Rousseau
Antoine Loyer-Rousselle

Commémoration du 250e anniversaire du Traité de Paris

Dimanche 10 février 2013, 14 h, Chapelle du Musée de l’Amérique française du Musée de la Civilisation du Québec, au 2 Côte de la Fabrique, Vieux-Québec

Conférence de M. Denis Vaugeois, historien et éditeur, présentée par La régionale Seigneuries – La Capitale, de l’Association Québec-France, conjointement avec la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs et la Société historique de Québec.

La signature du Traité de Paris, le 10 février 1763 marque la fin de la Guerre de Sept ans ou de la Conquête en Nouvelle-France avec une réorganisation de la géopolitique en Amérique, en Afrique et en Asie.

Ainsi, en Europe, la France restitue Minorque, au sud de l’Espagne dans la mer Méditerranée, l’une des îles Baléares qu’elle avait prise le 29 juin 1756. Cette victoire française marquait le début du conflit. La France libère les territoires en Allemagne et Hanovre, propriété du roi George III, et elle recouvre Belle-Île-sur-Mer, de la Grande-Bretagne.

En Asie et en Afrique, elle recouvre Pondichéry en Inde, l’île de Gorée au Sénégal et remet Saint-Louis, ville au nord du Sénégal.

En Amérique, le Traité de Paris signifie pour la France, la perte de l’île Royale (île du Cap Breton), l’île Saint-Jean (île du Prince-Édouard), l’Acadie et le Canada incluant les régions des Grands Lacs ainsi que celle de la rive gauche du Mississipi. Toutefois, la France acquiert Saint-Pierre-et-Miquelon et recouvre ses possessions dans les Antilles, soit notamment les îles de la Martinique et de la Guadeloupe.

Pour sa part, l’Espagne cède la Floride à la Grande-Bretagne et reçoit la région à l’ouest du Mississipi.

La France perd ainsi une très grande partie de son empire au profit de la Grande-Bretagne et de l’Espagne.

Qu’est ce qui justifie que l’on se souvienne de ce traité ? Comment la France y survivra-t-elle ? Pour le Québec, s’agit-il d’une continuité ou d’un recommencement ?

Coût pour les membres des 3 organisations, des AbonnéEs du Musée, étudiants : 5 $
Coût pour les non-membres : 10 $

Pour réservation : (418) 643-2158

Source :
Francine Bouchard, présidente (francine@francinebouchard.com)
Régionale Seigneuries - La Capitale
Association Québec-France

Appels à communications

Le département de littérature française de NYU a l’honneur d’annoncer son colloque annuel organisé par les étudiants gradués : « But is it art ? » (Mais est-ce que c’est de l’art ?) Nous recherchons des interventions qui s’intéressent aux pratiques, institutions, et définitions de l’art dans le contexte du monde français et francophone. Nous nous intéressons particulièrement à l’établissement et aux glissements des frontières entre le domaine de l’art et celui de tout ce qui en est séparé, et nous accepterons avec plaisir des propositions traitant d’œuvres ou de concepts issus de toutes périodes et de tous genres et médias.

Quelques questions auxquelles nous nous intéressons dans le cadre de ce colloque :

Comment les artistes insèrent-ils leurs œuvres dans un paysage artistique qui leur préexiste ? Est-il absolument nécessaire pour un écrivain de se situer dans le cadre d’une conception particulière de l’art ? Pourquoi certaines œuvres sont-elles rangées sous l’étiquette d’« art », tandis que d’autres ne le sont pas, et quelles sont les conséquences qui découlent de ce clivage ? Une œuvre peut-elle jamais exister dans un domaine autonome et séparé d’autres domaines du savoir, voire du réel ? Comment des phénomènes non artistiques peuvent-ils être interprétés selon une grille d’analyse artistique, et vice versa ? Comment l’institutionnalisation de l’art détermine-t-elle notre expérience des œuvres ? Comment les définitions de l’art ont-elles évolué au fil du temps ?

Sujets possibles :

  • haute culture et culture populaire/culture de masse
  • la critique comme art
  • littérature engagée, propagande
  • scandales, procès relatifs aux œuvres d’art
  • canulars/tromperies littéraires
  • l’art contre l’artisanat
  • l’art comme rite, cérémonie, acte transgressif
  • la spécificité culturelle des définitions de l’art : qu’est-ce que l’art dans des contextes non occidentaux ?
  • les mouvements d’avant-garde
  • art et sciences sociales
  • art sans raison, l’art qui n’est pas fait par des êtres humains
  • la théorie esthétique
  • autobiographie/autofiction
  • milieux d’où l’art est issu : salons, cercles littéraires, etc.
  • littératures « sérieuse » et « triviale », la formation des canons, le rôle du milieu universitaire et et de la critique littéraire

Les interventions peuvent être faites soit en anglais, soit en français, et doivent être comprises entre 8 et 10 pages. Les participants auront l’option de faire un discours dans un format traditionnel ou de discuter de leurs idées avec d’autres dans un format plus proche de celui d’un séminaire. Veuillez envoyer vos propositions à butisitartconference@gmail.com avant le 15 janvier 2013. Les propositions ne devraient pas dépasser 250 mots et doivent communiquer le nom, l’école et l’adresse e-mail du candidat, ainsi que la préférence de format.

81e Congrès de l’ACFAS, les 6 et 7 mai 2013

Cinquante ans d’enquête-participation au Québec. Où en sont les relations entre décideurs, chercheurs et autres citoyens depuis le Bureau d’aménagement de l’Est du Québec ?

Colloque organisé par le Centre de recherche sur le développement territorial.

L’expérience du BAEQ (1963-1966) devait initier une pratique de l’aménagement où les choix seraient fondés sur une connaissance scientifique du territoire; où la planification viserait la correction des inégalités socio-économiques; et où les populations concernées devraient participer à l’aménagement, depuis la définition de la situation et des problèmes, jusqu’au choix et à l’exécution des projets. Cette expérience fut cependant l’objet de sévères critiques : refus des technocrates de discuter de la question politique du développement avec ceux qui revendiquent ou qui contestent; manipulation des populations pour qu’elles adhèrent au point de vue des aménagistes; décalage entre la rationalité technicienne et celle de la pratique; réduction de la participation à de la consultation.

L’importance du BAEQ réside selon nous en trois lieux de recherche sur le développement territorial.
1) D’abord pour son histoire : dans l’analyse d’un événement lié à d’autres interventions de développement économique et social où s’amorçait la création de structures intermédiaires entre le provincial et le municipal.
2) Ensuite, pour sa conduite : dans l’analyse de la relation au symbole qu’est devenu le BAEQ comme fait fondateur-repoussoir du développement régional (ex: pour la création de centres de recherche et de formation, les Opérations Dignités et la critique des tentations technocratiques).
3) Enfin, pour la sagesse de ses projets : dans les efforts de renouveler la traduction en pratiques des idéaux de la rationalité, de la démocratie et du développement (ex: ARUC et autres démarches participatives).

À travers ces trois lieux de recherche, ce colloque vise une meilleure compréhension des relations entre décideurs, chercheurs et autres citoyens transformées par l’épreuve de problèmes et de projets particuliers.

Les communications orales proposées autour de cet objet devront s’inscrire dans l’un de deux volets du colloque.
a) Le premier volet cherche à éclaircir la mémoire de l’évolution des relations entre décideurs, chercheurs et autres citoyens depuis la période du BAEQ.
b) Le second vise la valorisation d’expériences de démarches participatives en vue de mieux saisir les enjeux, les potentiels et les difficultés de l’implication de décideurs et d’autres citoyens dans la recherche axée sur le développement.

Les propositions doivent être présentées dans un document Word (.doc, .docx) ou .pdf et être envoyées par courriel d’ici le 25 janvier 2013 à l’adresse suivante : dominique.morin@soc.ulaval.ca.

Ce document doit inclure la liste des auteurs (prénom, nom, statut, affiliation et courriel pour chacun), un titre (l’Acfas impose une limite de 180 caractères incluant les espaces) ; et un résumé situant la communication dans l’un des deux volets du colloque (limite de 1500 caractères incluant les espaces imposée par l'Acfas).

Pour des questions ou de plus amples informations, vous pouvez communiquer avec les organisateurs du colloque à la même adresse.

Source :
Marie-Pier Bresse
Professionnelle de recherche
Réseau Villes Régions Monde (VRM) ()
Centre de recherche en aménagement et développement

Soutenance de thèse

Programme de doctorat en histoire

18 janvier 2013, 13 h 45, local 3244, pavillon Charles-De Koninck

Florence Tilch, « Récits de déserteurs et de volontaires. Enquête sur la configuration narrative de deux figures du théâtre de l’imaginaire franco-québécois »

Président
Denis Saint-Jacques, professeur émérite, Département des littératures, Faculté des lettres, Université Laval, Québec

Membres du jury
Jocelyn Létourneau, directeur de recherche, professeur titulaire, Département d’histoire, Faculté des lettres, Université Laval, Québec

Béatrice Richard, codirectrice de recherche, professeure agrégée, directrice de département, Département des humanités et sciences sociales, Collège militaire royal de Saint-Jean, St-Jean-sur-Richelieu

Andrée Mercier, professeure titulaire, Département des littératures, Faculté des lettres, Université Laval, Québec

Anne Caumartin, professeure adjointe, Département des humanités et sciences sociales, Collège militaire royal de Saint-Jean, St-Jean-sur-Richelieu

Michel Biron, examinateur externe, professeur titulaire, Département de langue et littérature françaises, Faculté des arts, Université McGill, Montréal