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Le département

Bulletin numéro 36 (9 décembre 2011)

Offres d'emploi

Directeur général et conservateur en chef - Musée d'art de Joliette

Profil de l’institution
Plus important musée d’art situé en région au Québec, le Musée d’art de Joliette est reconnu pour son engagement dans la promotion de l’art québécois, canadien et étranger, tant dans ses aspects historiques que contemporains. La diffusion des contenus y est assurée par un ensemble élaboré de programmes comprenant des expositions sur place (permanentes et temporaires), des mises en tournée ici et à l’étranger, des expositions virtuelles, des activités éducatives pour tous les groupes d’âge et des publications diverses. La collection du Musée est constituée de plus de 8 000 œuvres, s’appuie sur des outils avancés de recherche et fait l’objet de nombreuses activités visant à mieux la diffuser et à l’accroître. Le Musée valorise un ancrage solide dans la communauté proche et aussi un rayonnement le plus étendu possible.

Nature du projet
Le Musée d’art de Joliette sollicite des candidatures pour le poste de directeur général et conservateur en chef. Celui-ci est responsable des orientations artistiques de l’institution et de la gestion générale de ses opérations. Cela inclut la supervision du personnel, la recherche de fonds, publics et privés, le contrôle des coûts et la gestion des actifs. Il est aussi chargé de s’assurer du maintien de relations productives et harmonieuses avec le milieu des arts visuels, le personnel, le conseil d’administration et ses comités, les bénévoles, les donateurs, les commanditaires, les médias, les agences gouvernementales et le public. De plus, il aura la responsabilité d’une campagne de financement majeure ainsi que du projet de mise aux normes, de réaménagement et d’agrandissement du Musée qui s’échelonnera de 2012 à 2014 pour lequel un accord de principe au montant de dix millions de dollars a été octroyé par le MCCCF.

Exigences
Le candidat idéal aura une maîtrise en histoire de l’art ou l’équivalent ainsi qu’une expérience minimale de cinq ans en muséologie et de deux ans dans la gestion de ressources financières, humaines et matérielles. Il saura faire preuve de créativité dans la solution de problèmes et démontrera une capacité éprouvée de leadership, doublée d’un talent certain pour les communications, écrites et parlées. Le bilinguisme est requis. Le salaire est en fonction de l’échelle salariale établie par l’institution.

Mise en candidature
Les candidats sont invités à faire parvenir, en toute confidentialité, leur CV et une lettre d’intérêt par courriel, au plus tard le 27 janvier 2012, à l’adresse epaquette@museejoliette.org. Seuls les candidats retenus pour une entrevue seront contactés par la suite.

Agent administratif - Histoire de l'art – Bibliothèque de l’Université Laval

Offre adressée aux étudiants du baccalauréat en histoire de l’art :
Offre plus disponible.

Source :
Anne-Frédérique Champoux
Conseillère à la documentation
Architecture, Arts visuels, Histoire de l'art et Muséologie
Bibliothèque de l'Université Laval
Téléphone : 418 656-2131, poste 7971
Télécopieur : 418 656-3048

Appels à communication

17e conférence annuelle de History in the Making

Samedi, le 10 mars 2012, université Concordia, Montréal

Espaces brisés : réunissant des récits de crise et de changement

Presque cent ans se sont écoulés depuis la Première Guerre mondiale, provoquant un maelström de mort et de destruction sur une échelle sans précédent. Nous pourrions considérer la Première Guerre mondiale comme un tournant historique qui a brisé d'innombrables espaces physiques et idéologiques. La guerre, le génocide, l'effondrement économique et les catastrophes naturelles peuvent tous être appelés des forces brisantes qui catalysent la crise et le changement.

La Graduate History Students’ Association de l’université Concordia a le plaisir d'annoncer la 17e conférence de History in the Making. Le thème de cette année, « Espaces brisés : réunissant des récits de crise et de changement », enquêtera sur les façons dont les victimes de crises sont séparées, réconciliées ou reconstruites des espaces brisés. Ces espaces peuvent être physiques, à travers l'éclatement des populations, des institutions et des paysages, ou idéologiques, à travers l'éclatement des espaces ethniques, religieux et sexuels. Comment alors ces forces politiques, économiques, sociales et naturelles ont provoqué ce phénomène? Suivant la trajectoire de la crise et du changement, comment pouvons-nous historiciser ces expériences de rupture et les intégrer dans le grand discours de l'espace brisé ?

Les contributions pourront s’inscrire dans plusieurs axes thématiques :

  • Espaces brisés [physiques] :
    La guerre, les zones de conflit, les frontières contestées, l'urbanisation, les catastrophes naturelles.
  • Espaces brisés [sociaux, politiques et économiques] :
    Le génocide, coups d'état et les changements de régime, l'effondrement économique, les révolutions, les mouvements sociaux, l'immigration /émigration.
  • Espaces brisés [idéologiques] :
    L'identité ethnique, religieuse et sexuelle; la mémoire, l’histoire publique et les témoignages oraux.
  • Espaces brisés [transnationaux] :
    L'environnement, les maladies, les inventions et les innovations, les médias et la communication.

Nous encourageons les perspectives dans toutes les disciplines et périodes historiques, ainsi que des approches interdisciplinaires comme les études de muséologie, l’histoire de l'art, et la médecine.

Les propositions de communication, sous forme d’une bibliographie courte (d’environ 150 mots) et d’un résumé (d’environ 250 mots), doivent être envoyées avant le 9 janvier 2012 à la Graduate History Students’ Association [GHSA]. Les candidats sélectionnés seront invités à présenter leur communication d’ici le 23 janvier par courriel.

Une publication de meilleures contributions de la conférence est prévue (History in the Making Journal, printemps 2012)

Source :
Katherine Rossy
Présidente, GHSA

Discours sur l'iconoclasme : théories et pratiques

Salle des boiseries, 9 mars 2012

Longtemps relégué aux études portant sur la crise des images byzantines au VIIIe siècle ainsi qu’aux conséquences de la Réforme protestante du XVIe siècle, l’iconoclasme est un phénomène aujourd’hui étudié dans un contexte beaucoup plus large, et ce, au sein de différents domaines de réflexion. On pense notamment aux définitions effectuées par Dario Gamboni (1983, 1997), aux rapports entre iconoclasme et idolâtrie observés par W.J.T. Mitchell (1986), au pouvoir de l'image chez David Freedberg (1985, 1989) ou encore, aux différents types d’agents iconoclastes définis par Bruno Latour (2002). Ce colloque interdisciplinaire cherche à réunir des chercheurs en arts visuels, en histoire, en histoire de l’art, en théâtre, en littérature, en muséologie, en sciences des religions et en sociologie intéressés à penser aux multiples discours sur l’iconoclasme tant aux niveaux théoriques que pratiques.

Le premier axe proposé dans ce colloque interroge les discours théoriques sur l'iconoclasme. On pense, par exemple, aux nombreuses définitions entourant le phénomène dont l’étymologie signifie « briser des images ». L'iconoclasme a longtemps été perçu comme un acte de haine, d’incompréhension et/ou de peur envers certains types de représentations. Mais ses nombreuses mises en forme définies entre autres par Gamboni – destruction, transformation, censure, recontextualisation, rature, renversement satirique demandent une redéfinition du terme où il serait plutôt question de décomposition et de reconstruction. Dans ce premier axe, on peut aussi penser aux discours iconoclastes présents à même la discipline de l'histoire de l'art : la mort de la peinture d'après Marcel Duchamps, La mort de l'art d'Henry Dauberville ou encore la fin de l'histoire de l'art chez Hans Belting.

Le deuxième axe de ce colloque propose d'aborder les actes iconoclastes en eux-mêmes. Dans quels buts les produit-on et comment sont-ils reçus? Sous quelles formes les retrouve-t-on dans l'art moderne et contemporain? Qui sont les iconoclastes? Cette section permet d'aborder les différents acteurs entourant le phénomène – artistes, théoriciens, critiques, publics, institutions, œuvres – ainsi que les différents enjeux sociaux gravitant autour de ces actes iconoclastes – religieux, politiques, économiques et esthétiques.

Nous invitons les étudiants (toutes disciplines confondues) souhaitant se questionner sur les rouages de l’iconoclasme et de ses discours à soumettre une proposition de communication d’un maximum de 300 mots ainsi qu’une bio-bibliographie de 100 mots en format Word au comité organisateur avant le 13 janvier 2012 à l’adresse suivante : colloqueiconoclasme@yahoo.ca. Le comité scientifique rendra sa décision durant la semaine du 16 janvier 2012.

Organisé par Josée Desforges, Julie Anne Godin Laverdière et Sébastien Nadeau, étudiants au 2e et 3e cycle, département d’histoire de l’art (CRILCQ-CASGRAM)

Source :
Sébastien Nadeau
colloqueiconoclasme@yahoo.ca