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Le département

Bulletin numéro 33 (3 novembre 2011)

Conférences

Société historique de Québec

Mardi 8 novembre 2011 à 19 h 30, Édifice des Services Diocésains, au 1073 boul. René-Lévesque ouest.
« Les filles du roi : histoire et commémoration », Brigitte Violette, historienne à Parcs Canada

Cette conférence rappellera les grandes caractéristiques de ce groupe d'immigrantes tout en départageant les faits historiques des mythes qui se sont propagés à leur sujet. Nous profiterons de cette occasion pour tracer un bilan de la commémoration des filles du roi et expliquer les raisons pour lesquelles la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a recommandé, en 2006, que cet événement soit désigné d'importance historique nationale.

Madame Brigitte Violette exerce la fonction d'historienne à Parcs Canada, son travail sur les filles du roi fait partie d'une série de rapports qu'elle a préparés pour la Commission des lieux et monuments historiques du Canada entre 2004 et 2008. Madame Violette a également participé à l'élaboration et à la réalisation d'une exposition sur les habitants de Forillon et leur expropriation du territoire lors de la création du parc national. Cette exposition a été inaugurée à l'été 2010. Madame Violette est membre du comité de rédaction de Cap-aux-Diamants, la revue d'histoire du Québec, depuis l'automne 2008.

Stationnement gratuit. Métrobus 800 et 801 station Joffre, autobus 1 et métrobus 802 station Belvédère.

Membre : gratuit. Autres : 5 $.
Informations : 418-694-1020 poste 256

Consultez notre site

Source :
Alex Tremblay

Hypothèses, Département d'histoire de l'art de l'Université de Montréal

Jeudi 10 novembre à 17 h, amphithéâtre de la médiathèque (2e étage de la Bibliothèque des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Montréal, 3000 avenue Jean-Brillant)
« Caspar David Friedrich, efficacité politique d'un art "relationnel" », Eduardo Ralickas (3e cycle)

Dans cette conférence nous envisagerons les œuvres de Caspar David Friedrich comme des « dispositifs relationnels », c’est-à-dire comme des instruments d’assujettissement (G. Agamben) visant à transformer la conscience (sociale, politique) du spectateur. En travaillant à partir de sources contemporaines (Fr. Schlegel, A.W. Schlegel, Novalis), nous constaterons que cette opération « formatrice » traverse l’ensemble du romantisme allemand, autant dans son moment littéraire que pictural. Mais ce souci de prendre le spectateur en charge n’est qu’une réponse artistique à un problème que le philosophe J.G. Fichte avait élaboré dès 1796, à savoir : quelles sont les conditions phénoménologiques constitutives de l’expérience de la reconnaissance d’autrui ? Problématique politique s’il en est, il s’avère qu’aux mains des romantiques elle aura donné lieu à une pratique figurative orientée par le regard omnivoyant de l’artiste, auquel tout nouveau venu aura à se soumettre.

Répondante : Katrie Chagnon

Tous les étudiants intéressés, d'autres disciplines ou d'autres universités, sont les bienvenus !

Source :
Ji-Yoon Han

Séminaire interdisciplinaire en études anciennes

Vendredi 11 novembre, 15 h 30, à la salle DKN 5242.
« Le déchiffrement de l’écriture cunéiforme d’Ugarit et l'alphabet », Pierre Bordreuil, professeur à l'Institut d'études sémitiques du Collège de France à Paris et chercheur émérite du CNRS.

En 1928, la découverte fortuite d'une tombe hypogée sur la côte syrienne au nord de la ville de Lattaquié allait entraîner dès l'année suivante le début de la mise au jour d'une ville antique identifiée rapidement comme la capitale éponyme du royaume d'Ougarit dont l'apogée et la ruine ont dû se succéder entre 1300 et 1200 av. J.-C. Le déchiffrement de plusieurs tablettes d'argile portant une écriture cunéiforme inconnue notant une langue inconnue semblait un défi insoluble en l'absence de toute inscription bilingue. Il fut pourtant relevé en quelques mois par trois sémitisants: Hans Bauer, Edouard Dhorme et Charles Virolleaud qui réussirent à identifier un alphabet notant la plus ancienne langue ouest-sémitique connue. On essaiera de présenter ce processus d'élucidation qui a initié la connaissance d'une littérature et d'une civilisation qui réservera encore aux spécialistes bien des surprises.

M. Bordreuil présentera également une conférence dans le cadre des Midis de l’IÉA, lundi 14 novembre, 11 h 30, DKN 5242 : « Ougarit et la Bible : quelques parallèles littéraires » (séance ouverte à tous).

Source :
Patrick Baker
Professeur titulaire
Département d'histoire
Page personnelle
Mission épigraphique canadienne de Xanthos-Létôon

Appels à communications

Colloque pour étudiants et jeunes diplômés du CEETUM - RAPPEL

Le Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM) organise son 14e Colloque pour étudiants et jeunes diplômés, les mercredi 14, jeudi 15 et vendredi 16 mars 2012, à l’Université de Montréal (Québec, Canada).
La date limite pour soumettre une communication individuelle ou une session thématique est fixée au jeudi 10 novembre 2011.

Pour obtenir les documents nécessaires à la préparation des propositions ou pour avoir plus d’information, visitez notre site Web CEETUM.

Source :
Catherine Levasseur
Coordonnatrice du 14e Colloque du CEETUM pour étudiants et jeunes gradués
Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM)
Université de Montréal
514 343-6111 poste 4029

Le piédestal et ses médiations

Le Département de littérature comparée de l'Université de Montréal tiendra les 2 et 3 mars prochains son colloque annuel. Cet événement vise d'abord à établir un espace de discussion stimulant, misant sur l'interdisciplinarité, permettant l'échange entre des étudiants de cycles supérieurs et chercheurs d'horizons divers. Nous nous intéresserons, dans le cadre du colloque, au piédestal et aux relations que cette figure sous-tend. Intermédiaire entre l'objet par lui consacré et ses instaurateurs, le piédestal est le lieu et le prétexte d'une médiation singulière entre l'œuvre d'art et le monde, l'artiste et son spectateur, l'écrivain et son lectorat.

Le piédestal est d'abord à comprendre dans son acception technique comme le socle d'une statue, donc un support qui participe de l'œuvre tout en se situant à sa limite. Il est également, au sens où Jacques Derrida l'entend, un parergon (Derrida, La vérité en peinture, 1978), c'est-à-dire un dispositif qui, se greffant à l'œuvre d'art, en détermine aussi son unité, son intégrité, voire sa légitimité. C'est une marge de l'œuvre qui non seulement permet le commentaire exégétique mais l'appelle.

Opérant entre ostentation et dissimulation, nous considérerons le piédestal comme point limite de la représentation ; ce qui délimite, circonscrit, borde et déborde l'œuvre d'art, la fonde et la fixe. Si le piédestal exhibe ce qui est porté aux nues, il est aussi une parure supposant aussi une certaine distanciation. Autrement dit, le piédestal est à la fois ce qui rend disponible et ce qui met hors d'atteinte. Il est une scène qui invite au déguisement et à la feinte, finalement à une certaine mascarade. En ce sens, la figure du piédestal permet de penser les modalités et stratégies de mise en scène du créateur et de son œuvre.

En regard du mouvement de sécularisation de l'œuvre d'art, du croisement de la publicité et des beaux-arts, de l'art et du non-art, il est nécessaire de penser le rôle du piédestal, qu'il participe de l'idéalisation de l'artiste ou de sa ridiculisation. Or il nous paraît important de questionner les résonances de l'expression « mettre sur un piédestal » dans des contextes divers. Car consacrer est un geste qui diffère selon les époques et les médiums artistiques. Emprunté à l'architecture, ce terme sera donc à repenser selon ses implications littéraires, esthétiques et philosophiques. Quand le piédestal rend-il justice à ce qu'il consacre? Quand est-il simple duplicité? Comment distinguer le piédestal de l'œuvre?

Plusieurs pistes de recherche sont à envisager, parmi lesquelles :

  • Visibilité du support et dispositifs de présentation en arts visuels, leurs répercussions sur la réception et la conception des œuvres.
  • Médias et médiations entre art et public : diffusion et critique des oeuvres, presse et publicité.
  • Ériger son propre piédestal : mise en scène de soi, auto-fiction et auto-promotion de l'artiste, de l'écrivain, du cinéaste.
  • La reconnaissance de l'œuvre d'art ou de l'artiste, son institutionalisation : le piédestal comme sceau de l'authenticité d'une œuvre.
  • Les frontières de l'œuvre : relations et confrontations entre art et non-art.
  • Consécration et vénération : aura, sacralisation et fétichisation de l'œuvre d'art et de l'artiste.
  • La consécration comme mascarade : parade et parodie de l'œuvre et de l'artiste, ironie et mise en scène de l'instauration du piédestal.

Les étudiants de cycles supérieurs et chercheurs de toutes les disciplines sont invités à envoyer leurs propositions, en anglais ou en français, d'un maximum de 300 mots à l'adresse courriel suivante : lepiedestal1@gmail.com, et ce avant le 20 décembre 2011.

Source :
Catherine Lemieux

Concours des prix 2012 de la Société historique du Canada

  1. Le prix Sir-John-A.-Macdonald, d’une valeur de 5 000 $, accordé annuellement au meilleur livre savant en histoire canadienne;
  2. Le prix Wallace-K.-Ferguson, d’une valeur de 1 000 $, attribué annuellement au meilleur livre en histoire non canadienne;
  3. Les prix Clio décernés aux meilleurs livres en histoire régionale, ainsi qu'aux individus ou aux sociétés historiques qui ont fait des contributions importantes à l'histoire locale et régionale;
  4. Le prix Albert-B.-Corey, d’une valeur de 1 000 $, attribué à tous les deux ans en collaboration avec l'American Historical Association à l’auteur du meilleur livre sur l’histoire du Canada et des États-Unis ou des relations entre les deux pays;
  5. Le prix John-Bullen, d’une valeur de 500 $, accordé à la meilleure thèse de doctorat complétée dans une université canadienne et portant sur tout domaine de spécialisation en histoire.

Source :
Michel Duquet
Directeur général
Société historique du Canada
Tél. 613 233-7885