Hiver 2012
Responsable : Jocelyn Léourneau
Quel rapport les Québécois entretiennent-ils avec leur passé ? Comment se le racontent-ils ? Quelle (re)lecture les historiens ont-ils proposée de l’expérience historique québécoise au cours des quarante dernières années ? Quel sens donner à la chamaille récente sur le nouveau programme d’histoire et d’éducation à la citoyenneté mis en avant par le MELS ? Que faut-il penser des récits de l’histoire du Canada/Québec proposés par la CBC, la Coalition pour l’histoire ou la Fondation Historica ? Dans quel sens, le cas échéant, faut-il rénover, réformer ou régénérer la vision historique du Québec ?
À n’en pas douter, la mise en histoire du passé est un enjeu important au sein de la société québécoise. Cette histoire est objet de débats acerbes, y compris sur le plan de l’appropriation de ses contenus en vue de produire du sens pour l’ensemble de la collectivité. Orwell disait de celui qui contrôle le passé qu’il avait mainmise sur l’avenir. Cette maxime reste vraie de nos jours. Voilà pourquoi le passé est investi par les pouvoirs, celui de l’État comme celui des groupes de pression et des mouvements politiques. C’est également par le passé, ou plutôt par les histoires que l’on en fait, que l’on vise à rassembler les populations autour d’un projet collectif et d’une vision commune de leur trajectoire dans le temps. Vision intéressée bien sûr. Aujourd’hui comme hier, le passé est au centre de luttes implacables. Mettre ces luttes au jour, c’est voir comment l’orientation des consciences historiques demeure centrale à l’organisation, à la régulation et à la cimentation de la société.
Le cours sera ponctué d’exposés magistraux (premières séances), incluant la lecture et la discussion commune de textes obligatoires. Il est attendu que les étudiants participent activement aux discussions de groupe. Par la suite, l’emphase sera mise sur la production d’un travail long. Des rencontres de groupe permettront à chacun des participants de bénéficier des commentaires de ses collègues. Un suivi individuel de la démarche de l’étudiant sera effectué par le professeur.
Chaque étudiant produira un travail long d’une dizaine de pages à simple interligne. La démarche de production du travail sera scandée par trois étapes notées : la formulation d’une problématique ; la confection d’un plan détaillé ; la rédaction d’un texte séduisant et rigoureux. 30 % de la note finale iront aux deux premières étapes de la production du travail long ; 55 % des points seront accordés au travail long ; 15 % de la note sanctionnera la participation générale des étudiants au cours.
Réalisation : Services APTI - Faculté des lettres