Automne 2011
Responsable : Jocelyn Létourneau
Offrir aux étudiants la possibilité de (re)voir la question nationale dans l’histoire du Québec à partir d’une perspective globale qui n’est pas enracinée dans une téléologie politique, une théorie normative ou un horizon partisan.
Permettre aux participants de réaliser un court travail de recherche sur un mode professionnel en appliquant les techniques et méthodes acquises précédemment. Initier les étudiants à la communication scientifique.
La question nationale est une variable importante de l’équation québécoise. On ne peut rendre compte de l’histoire du Québec sans la considérer. Mais voilà : plus on entre au cœur du désir de faire nation, qui d’hier à aujourd’hui a structurellement traversé la collectivité québécoise, plus on découvre que l’intention nationale des Québécois est quelque chose de plurivoque, d’ambigu, de malléable, voire d’adaptatif. Comme l’écrivait Fernande Roy dans son Histoire des idéologies au Québec aux 19e et 20e siècles (p. 11) : « Le nationalisme québécois est une valeur polymorphe qui épouse des idéologies diverses et engendre un discours utilisé, nourri, récupéré par des groupes qui y greffent leur propre projet de société. »
C’est l’objectif du cours d’étudier la complexité du phénomène national dans l’histoire du Québec à partir d’une problématique qui insiste sur le caractère équivoque plutôt qu’univoque de l’ambition nationale des Québécois.
Dans l’esprit de ce qu’est un séminaire, les étudiants seront invités à discuter d’ouvrages dont les auteurs proposent une vue d’ensemble, sorte de bilan général, du phénomène national dans l’expérience historique québécoise. Un ouvrage sera lu et débattu chaque semaine, durant trois semaines. Pour participer activement et adéquatement aux débats qui auront lieu en classe, les étudiants devront coucher sur papier leurs réflexions (on parle ici de textes de deux pages qui seront recueillis par le professeur et notés ; chaque ouvrage lu fera l’objet d’un texte).
Par la suite, les étudiants auront à réaliser un travail long dans lequel ils devront démontrer leur maîtrise des opérations propres à la recherche scientifique. Pour scander leur démarche, deux rencontres de groupe seront tenues, l’une portant sur l’énoncé de la problématique de recherche, l’autre touchant à la présentation du cadre d’argumentation (plan de travail).
Enfin, les étudiants auront à faire état oralement de leur travail long, qui sera soumis au jugement critique des pairs.
30 % des points seront accordés aux trois textes portant sur les lectures, à raison de 10 % par texte. Chacun des deux textes produits en rapport avec le travail long (Problématique ; Plan d’argumentation) comptera pour 10 % de la note finale. 40 % des points seront attribués à l’essai proprement dit. Enfin, 10 % iront à la présentation orale du travail.
Ouvrage obligatoire
Létourneau, Jocelyn, Que veulent vraiment les Québécois ? Regard sur l’intention nationale au Québec français d’hier à aujourd’hui, Montréal, Boréal, 2006.
Réalisation : Services APTI - Faculté des lettres