Section A Femmes et sociétés en Grèce ancienne

Automne 2010

Responsable : Patrick Baker

Objectifs

  1. de méthode :
    • approfondir les méthodes propres au travail historique;
    • maîtriser les règles techniques de présentation d'un travail écrit;
    • pratiquer l'échange et la collaboration dans les discussions en groupe;
    • participer à l'évaluation formative des travaux des autres participants
  2. de connaissance :
    • connaître de manière plus approfondie l'évolution des sociétés grecques principalement aux époques classique et hellénistique;
    • étudier et comprendre les institutions et la mentalité des anciens Grecs concernant divers aspects de l'histoire sociale, ainsi que leur évolution.

Contenu

Depuis plusieurs décennies, à la faveur du mouvement féministe principalement, puis dans le courant important de l'histoire sociale, plusieurs études ont tenté de percer le voile qui masquait encore la connaissance des mœurs et des comportements sociaux dans la Grèce des cités. Ainsi, au thème intégrateur « Femmes et sociétés » répondent plusieurs axes de recherche tels la famille (vie, rôle et statut de la femme, mariage, enfants légitimes ou illégitimes, ...), les groupes sociaux (citoyens / non citoyens, libres / non libres, ...), les mœurs en ce qu'ils touchent ce que les modernes appellent la sexualité (adultère, concubinage, prostitution, viol, ...), etc. Or, de ces aspects des civilisations grecque ou gréco-romaine, on ne retient souvent que des stéréotypes, des lieux communs sur la vie antique. À cet égard, les ouvrages pionniers de Sarah B. Pomeroy, Goddesses, Whores, Wives and Slaves. Women in Classical Antiquity (1975), ou de Kenneth J. Dover, Greek Homosexuality (1978) ont marqué chacun à leur manière un tournant décisif dans l'historiographie, qui s'enorgueillit désormais de quantités d'études liées à la thématique générale « Femmes et sociétés ». Mais il appert que le militantisme sous-jacent à certains travaux trahit parfois encore les réalités antiques. Envisager, par exemple, une étude de la sexualité des Grecs conduit malheureusement à la projection d'un concept moderne sur les représentations ou la sensibilité des Grecs anciens pour qui un tel mot n'existait pas.

Ainsi, par ce séminaire, je propose aux étudiantes et étudiants de s'intéresser à l'un ou l'autre des axes de recherche possibles et de tenter de comprendre ou de définir le sens des manifestations liées aux femmes dans les sociétés grecques. Le cadre chronologique est relativement large : il couvre les périodes classique (500-323) et hellénistique (323-30) pour lesquelles la matière première, c'est-à-dire les sources anciennes, ne manque pas. On trouvera donc matière à étude, pour ne citer que ces exemples, dans le riche théâtre classique (comédie et tragédie), les textes des orateurs athéniens du IVe siècle, dans les inscriptions provenant de cités grecques d'Asie Mineure hellénistique comme dans la documentation papyrologique grecque de l'Égypte hellénistique.

Fonctionnement

  1. Présentation du sujet par le professeur (quelques séances + lectures de base).
  2. Choix, par chaque étudiant(e), d'une question ou d'un document d'épque; lectures et recherches; élaboration d'une problématique. Ce cheminement fera l'objet de rencontres individuelles et d'échanges réguiers en groupe.
  3. Élaboration par chacune(e) d'un plan de rédaction, discuté avec le professeur et en groupe.
  4. Rédaction des travaux.
  5. Lecture des travaux et discussion de ceux-ci en groupe.

Évaluation

  • Version finale du plan détaillé et de la bibliographie : 10%
  • Travail écrit : 70%
    (connaissances : 25 pts; méthode : 25 pts; expression : 15 pts; technique : 5 pts)
  • Participation aux discussions (qualité, fréquence) : 20%
    (fiche de participation à remplir par chaque étudiant(e))

Bibliographie

Une bibliographie détaillée sera remise au début du séminaire.

Politique d'évaluation du français

Politique sur le plagiat