Automne 2009
Responsable : Maxime Coulombe
Ce séminaire vise à réfléchir les notions de temps et de temporalité en l’histoire de l’art. On le sait, le temps est la matière même de l’histoire de l’art, il est le milieu duquel surgissent ses objets d’étude. Pourtant, il est l’impensé par excellence de la réflexion historienne de l’art. Que peut vouloir dire de penser des œuvres qui, marquées par le temps, ont survécu jusqu’à nous? Que peut vouloir dire penser des œuvres qui, contemporaines, sont cependant marquées par l’histoire d’une discipline?
Nous réfléchirons à la nature irrémédiablement téléologique et anachronique des réflexions historiennes, voire des objets de l’histoire de l’art. Nous nous interrogerons sur les temporalités longues, les structures, les récurrences et les survivances animant les œuvres d’art. Nous proposerons d’interroger la notion d’événement historique. Nous réfléchirons les rapports entre les œuvres d’art et le présent de leur création. Nous rendrons compte des redéfinitions de la notion d’histoire depuis le début du XXe siècle et de ses conséquences sur l’écriture de l’histoire de l’art. Chemin faisant, il nous faudra penser la pertinence contemporaine des œuvres d’art du passé, voire d’une histoire de l’art du passé. Et réciproquement, il nous faudra réfléchir la part d’histoire dans les œuvres d’art contemporaines.
Nous aborderons des objets d’étude variés : tant la peinture de Botticelli que les ruines romantiques, les fantômes en arts contemporains que la photographie du XIXe siècle. Les étudiants travaillant sur toutes les périodes de l’histoire de l’art sont donc bienvenus.
Réalisation : Services APTI - Faculté des lettres