Section A Politiques d'inclusion et d'exclusion au Canada, XXe siècle

Hiver 2009

Responsable : Martin Pâquet

Objectifs

  1. Acquérir des connaissances relatives aux politiques d'inclusion et d'exclusion dans des contextes candien et québécois.
  2. Analyser les dimensions historiques relatives aux droits des minorités par rapport aux différentes majorités dans l'espace politique canadien et québécois.
  3. Analyser les impacts sociaux et politiques de la reconnaissance ou de l'absence de reconnaissance des droits des diverses minorités ou groupes désavantagés.
  4. Analyser les assises de l'État de droit au Canada et au Québec, ainsi que l'influence des droits de la personne au sein de la Société civile et des États.
  5. Développer une réflexion personnelle relative à l'évolution et aux enjeux de la société contemporaine dans laquelle l'étudiant et l'étudiante vivent comme citoyens.

Contenu

Au Canada, au Québec et ailleurs en Occident, les rapports entre les différentes majorités et les minorités ou les groupes désavantagés sur des plans social et politique, sont souvent empreints de tensions parfois intenses – on l’a vu dans la récente « crise » des « accommodements raisonnables » ou dans le cas des rapports conflictuels entre Amérindiens et Euro-Canadiens. Que l’on pense ici à la discrimination subie – une discrimination variable selon les cas et les contextes – par les groupes amérindiens, les minorités ethniques et sexuelles, les classes sociales défavorisées, les minorités linguistiques, les personnes handicapées, les jeunes ou les femmes. Ces tensions et ces comportements discriminatoires émergent de la non-reconnaissance des droits civils, politiques et socio-économiques. Cette non-reconnaissance est le fait d’individus et de mouvements sociaux, mais aussi des États provinciaux et fédéral, dont les règlements et les lois ont parfois eu des effets négatifs sur les minorités ou les groupes désavantagés.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, mais surtout à partir des années 1960, les responsables politiques provinciaux et fédéraux ont été progressivement sensibilisés à la reconnaissance de ces droits. Cette sensibilisation naît évidemment de l’action des différents groupes de pression dans l’espace public, qui militent pour une plus grande inclusion dans la communauté politique. Elle se nourrit aussi de l’influence des normes juridiques – les déclarations des droits de la personne, les chartes des droits et libertés, les diverses conventions et lois, etc. – qui obligent les États de droit – signataires de ces mêmes textes de loi – au respect des droits individuels et collectifs. Enfin, cette sensibilisation s’alimente d’une profonde préoccupation pour l’ordre social, un ordre qui est menacé par les tensions issues de l’exclusion. Par des études de cas, ce séminaire veut donc étudier l’élaboration des politiques d’inclusion et d’exclusion au Canada et au Québec, ainsi que leurs impacts subséquents.

Fonctionnement

Ce séminaire comprendra trois types d’activités pédagogiques. Tout d’abord, le professeur présentera des exposés magistraux sur l’histoire canadienne au xxe siècle, particulièrement en ce qui concerne les cas de discrimination envers les diverses minorités et groupes désavantagés sur des plans social et politique (classes sociales, minorités ethniques et sexuelles, groupes amérindiens et linguistiques, personnes handicapées, jeunes et femmes, etc.), les différentes mesures prises par les États provinciaux et fédéraux afin de les priver du plein exercice de leurs droits fondamentaux, ainsi que les gestes ultérieurs des responsables politiques pour les intégrer pleinement dans la communauté politique.

Par la suite, l’étudiant et l’étudiante prépareront une analyse portant sur un cas politique d’inclusion ou d’exclusion dans le contexte canadien du xxe siècle. Il et elle auront à présenter une stratégie de recherche – problématique et hypothèse – préalable à l’analyse, puis il et elle auront à rédiger une dissertation sujette à évaluation normative, qui aura une dizaine de pages.

Enfin, l’étudiant et l’étudiante auront à présenter oralement en classe leurs recherches dans le cadre de discussion en séances de séminaire.

Note : Étant donné que l'historiographie canadienne est en grande partie en anglais, la connaissance de cette langue devient un atout important pour la réussite de ce séminaire. Toutefois la plupart des études portant sur l'historiographie québécoise sont en français.

Évaluation

  • Stratégie de recherche (2-3 pages) : 15%
  • Exposé oral : 15%
  • Dissertation (10 pages) : 60%
  • Participation : 10%

Bibliographie

La liste des sujets et une bibliographie détaillée seront remis lors de la première séance.

Politique d'évaluation du français

Politique sur le plagiat